Rechercher un orthodontiste, prothésiste ou fournisseur

Il existe deux types d'attaches:

-Les attaches standard qui sont reliées aux arcs par des élastiques :

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Ces attaches sont constituées d'acier inoxydable, de céramique, de saphir synthétique. 

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Outre les élastiques, les attaches sont reliées par des chaînettes métalliques ou élastomèriques, des élastiques intra oraux.

Si nécessaire, on utilise des ressorts pour éloigner ou pour rapprocher des dents:

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Les attaches autoligaturantes dispensent le praticien d'utiliser des élastiques. Elles sont de type actif ou passif. Les attaches actives possèdent une lame incurvée qui forme un ressort. Dans la première phase du traitement, le praticien utilise des petits arcs NI TI  rond qui coulissent librement pour aligner les dents. Ensuite, les arcs  plus gros remplissent la gorge, une pression est exercée par le clapet sur l'arc pour redresser la dent. Les attaches présentées ci-dessous de marque GAC existent en métal ou en céramique. Les attaches en céramique comportent un clapet en acier inoxydable revêtu de Rhodium pour obtenir un aspect plus blanc que l'acier inoxydable. 

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Les attaches passives comportent un clapet à tiroir. Il n'existe pas de possibilité de mettre une pression sur l'arc en fin de traitement ce qui peut poser des problèmes pour certains types de malpositionnement. Le fabricant pallie à cette faiblesse par des attaches possédant trois angles de torque: minimum, standard, maximum. L'utilisation de ces attaches nécessite une formation spécifique. Le principal fabricant est Ormodent, ses marques de bracket sont le Damon MX, le Damon Q, le Damon clear qui est en céramique avec un clapet en céramique. Ce dernier bracket ne comporte qu'un petit ressort métallique pour bloquer le clapet. Il est pratiquement invisible.

Par soucis d'économie et d'efficacité, les attaches céramique étant plus fragiles, les praticiens utilisent souvent les attaches céramique de canine à canine supérieure et éventuellement inférieure tandis que les autres dents peu visibles en bouche sont en métal. On note que dans le temps des particules pénètrent dans les clapets et le colorent de plus, l'attache céramique est plus grosse pour des raisons de résistance. 

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Un dernier type d'attache autoligaturante est l'attache Smartclip fabriqué par 3M. Cette attache comporte des clips de chaque coté des plots. Les arcs sont très facilement placés par pression sur le clip. La dépose est plus délicate. Il faut utiliser une pince spécifique ce qui est assez laborieux et assez désagréable en bouche de telle sorte que des praticiens coupent l'arc à déposer. Ces attaches existent aussi en céramique avec des clips en acier peu visibles.

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Classe 1 les dents de la mâchoire maxillaire (supérieure)  sont légèrement en avant par rapport aux dents de la mâchoire mandibulaire (inférieure). Cette configuration est normale, le traitement va donc consister à aligner les dents, les rapprocher, etc.

Classe 2 la mâchoire maxillaire est trop en avant par rapport à la mâchoire mandibulaire

Classe 3 : la mâchoire mandibulaire vient devant la mâchoire maxillaire

 

Il est recommandé de manger de la nourriture solide dans la petite enfance. Pendant le traitement orthodontique, c’est l’inverse. Il faut privilégier la nourriture molle et éviter tous les aliments qui sont de nature à exercer des forces de traction sur les attaches. C’est en effet en utilisant une force de traction que l’on dépose les attaches.

Tous les bonbons sont proscrits et en particulier le chewing gum. Les caramels font des ravages et sont à proscrire.

Il faut éviter les pommes et les fruits qui ne sont pas totalement mûres.

Il faut éviter les noix, les noisettes, les pistaches et tous les mélanges de fruits secs sauf à les broyer.

Les sandwichs avec de la baguette sont à proscrire. Le pain de mie est préférable.

Il faut s’habituer à manger des petits morceaux de nourriture.

Les aliments préconisés sont mous : soupes, légumes cuits, yaourts, omelettes, riz, pâtes , compote. On retrouve la nourriture du premier âge quand les dents ne sont pas encore poussées !

Le sucre est devenu le produit dominant de l’alimentation industrielle parce qu’il provoque satisfaction et accoutumance. La consommation d'une boisson sucrée ne provoque pas une satiété, mais une nouvelle demande de boisson sucrée !

Le sucre consommé au-delà des apports journaliers nécessaires n’est pas un aliment, mais une drogue dure.

Sa principale force est son intérêt pour l’industrie et sa présence sur tous les autres goûts (salé, amertume, épicé…).

Un drogué au sucre, comme un alcoolique ou un fumeur a les plus grandes difficultés à se passer de sa drogue.

L’éradication de l’alcoolisme, du tabagisme et de l’excès de sucre associé à l'éradication de la fraude sociale ( arrêts de travail pour fausse dépression, lombalgie...) suffirait largement à retrouver l’équilibre de nos systèmes de santé. 

Nos gouvernants se refusent à légiférer parce qu’ils sont soumis à des groupes de pression, pourtant il y a urgence, car la destruction de la santé de nos enfants est en cause.

La principale source de ce mauvais sucre se trouve dans les sodas et les jus de fruits concentrés. Un litre de soda peut contenir 24 cuillères de sucre !

Les adolescents qui consomment des boissons sucrées ont toutes les chances de devenir rapidement obèses.

Les adultes qui consomment au moins une boisson sucrée par jour augmentent de 27% le risque d’embonpoint, de 40% le risque d’une maladie coronarienne, de 50% le risque de développer un diabète de type 2 !

Une personne qui consomme trois boissons sucrées par jour a 40% plus de chances de devenir obèse.

La consommation de boissons sucrées augmente le risque d’un cancer de la gorge.

Certains fabricants ont répondu aux critiques en remplaçant le sucre par l’aspartame. Cette substance ne réduit pas l’appétance pour le sucre. Un autre problème des sodas est l’acide phosphorique. S'il peut réduire le tartre à faible dose, il altère l’émail des dents.

Les personnes dépendantes du sucre doivent se tourner vers le Stévia et le Xylitol. L'industrie du sucre doit se recycler dans la fabrication de carburants.

Une étude réalisée sur des rats a montré que le sucre est plus addictif que la cocaïne ! Le sucre entraîne des frais médicaux de 150 milliards de dollars aux États-Unis et une perte de productivité de 65 milliards. En France le surcoût médical est de plus de 20 milliards d’euros et la  perte de productivité du fait des absences au travail dépasse 10 milliards d’euros.

Si la France suit le chemin des Etats Unis, le sucre va tuer plus de 30 000 personnes par an. Nous nous demandons quand les pouvoirs publics vont se décider à réagir. Les victimes du sucre sont plus nombreuses que les victimes de la route et mériteraient des mesures préventives plus sérieuses que les logos débilitants « mangez, bougez » ou « mangez 5 fruits et légumes par jour ». A quand la bouteille de soda neutre ou affectée d’une image d’obèse, de diabétique avec le slogan: « l’excès de sucre tue » ?

Génétiquement, le sucre présent dans les fruits consommés l’été par les hommes préhistoriques permettait de stocker des graisses pour l’hiver quand la nourriture était rare. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le sucre n’a aucune nécessité.

Le problème du sucre est qu’il ne se trouve pas seulement dans les sodas et les pâtisseries. Il est utilisé dans tous les aliments « industriels », y compris des plats salés !

Donc, mangez des aliments naturels préparés à la cuisine, oubliez les sodas et les jus de fruits, et soyez mesurés avec les gâteaux et surtout les viennoiseries qui cumulent l’inconvénient du sucre et des corps gras. Préférez les produits de qualité des artisans pâtissiers qui font l'effort de réduire les taux de sucre à la pâtisserie industrielle gavée de mauvaises graisses. 

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Le bruxisme est un mouvement inconscient de frottement des dents. Il survient principalement pendant la nuit, mais peut aussi se manifester dans la journée.

Il existe deux formes de bruxisme:

- Le bruxisme statique qui consiste en un serrement des dents. Il provoque des douleurs musculaires voire des céphalées.

- Le bruxisme dynamique qui consiste en un grincement des dents.

Le bruxisme est plus fréquent dans l’enfance qu’à l’âge adulte. Une étude a montré que 13% des adolescents souffrent de bruxisme et que la fréquence tombe à 3% chez les personnes âgées de plus de 60 ans. Cette étude est sujette à caution, car une fraction significative de la population ne se rend pas compte qu’elle est atteinte par ce mouvement inconscient.

Toutes les causes du bruxisme ne sont pas connues. L’hypothèse la plus fréquente est une anxiété et un stress trop important et mal pris en charge.

La prise d’anti dépresseurs a été reliée au bruxisme, mais il est difficile de différencier l’impact de la cause et du traitement de l’anxiété.

Le tabagisme double le risque d’être atteint de bruxisme.

Il n’existe pas de causes génétiques identifiées.

Il ne semble pas exister de traitements autres que la psychologie pour éliminer le bruxisme.

L’orthodontiste peut créer des appareils qui vont éviter l’usure des dents. Des gouttières traditionnelles en silicone sont insuffisantes pour résister aux effets du frottement ; l'orthodontiste crée un dispositif spécifique constituée de gouttières très épaisses.

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Sur certains sites, on propose de déplacer soi-même ses dents en utilisant des élastiques. Le cas le plus courant est la béance entre les deux incisives supérieures.

Le déplacement des dents va effectivement intervenir, mais n’importe comment. Le pire qui puisse arriver et que l’élastique descende dans la gencive et conduise à de telles destructions que les deux incisives centrales doivent être arrachées. Bonjour la nouvelle béance!

Un autre phénomène prévu en voyant arriver le traitement par une série de gouttières préformées et de se passer d’orthodontiste et de commander les gouttières directement à un fabricant qui propose au patient de prendre directement ses empreintes et de photographier ses dents avec un smartphone !

Cette façon de faire comporte deux risques majeurs:

-Le patient ne peut pas évaluer seul si son traitement orthodontique peut être réalisé par des gouttières ou s’il relève d’un traitement multi-attaches.

-Le patient n’est pas capable de prendre seul, sans contrôle d’un dentiste ou d’un orthodontiste ses empreintes ! Si l’empreinte est mal prise, les gouttières ne sont plus conformes.

-Ce procédé fait abstraction de la radio panoramique.

Les orthodontistes ont-ils bien saisi le risque des traitements par gouttière ? Une partie significative de leur compétence acquise par huit ans d’études après le baccalauréat leur est enlevée. S’ils restent seuls compétents pour les cas difficiles qui représentent peut-être 10% des patients, et si le traitement par gouttières n’est pas possible dans un nombre significatif de cas, un dentiste peut se passer de leurs services en commandant directement le traitement par gouttières dans une bonne moitié des cas !

Actuellement, le traitement par gouttières est peu développé, car les orthodontistes ajoutent au prix élevé facturé par le fabricant des honoraires normaux. Certains personnes pensent que ces honoraires sont moins justifiés que pour un traitement multi attache, car l’orthodontiste a moins de travail. Le fabricant semble avoir fait le pari que les orthodontistes baisseront leurs honoraires sur le traitement par gouttières pour le rendre compétitif par rapport au traitement multi-attaches. Ce n’est pas encore le cas.

La sensibilité

La sensibilité est normale en début de traitement même si les forces appliquées par de petits arcs sont faibles.

Le patient sent ses dents bouger et le résultat du traitement est spectaculaire ; en moins d’une semaine, on a parfois l’impression que le traitement est prêt de se terminer dans des cas simples !

Le déplacement des dents fait que parfois des dents qui n’étaient pas en contact le deviennent. Il s’agit là d’un traumatisme occlusal temporaire. Ce qui peut créer une certaine mobilité. L’orthodontiste va intervenir pour réaliser un ajustage sur une situation qui n’est pas dangereuse, mais inconfortable.

En présence d’un traumatisme occlusal source d’une mobilité dentaire majorée, l’inflammation peut conduire à la perte de tissus de support et mettre en péril la dent. Il faut maintenir une hygiène dentaire parfaite pour éviter une infection.

Une autre cause de douleur est l’impact sur les nerfs qui sont situés à l’intérieur de la pulpe de la dent.

Des problèmes du parodonte peuvent aussi être à l’origine de douleurs.

L’allergie au nickel et les appareils dentaires

10% de la population est allergique au nickel, mais cette allergie est surtout une allergie de contact qui concerne la peau. La libération d’une faible quantité de nickel en bouche peut déclencher des réactions allergiques chez de très rares patients, mais pour les autres, elle joue plutôt le rôle d’une désensibilisation au nickel de même que les piercings.

Le fait que la jeune fille a porté ou non de boucles d’oreille contenant du nickel peut jouer un rôle dans le phénomène allergique.

Dans le cas d’allergie faible, le risque à la pose d’un appareil multi-attaches est faible. Contrairement à une idée répandue, plus l’acier inoxydable est riche en métaux semi-précieux tels que le chrome et le nickel, moins le risque allergique est élevé. En fait l’allergie est provoquée par la libération d’ions métalliques en bouche. Un acier riche en nickel et en chrome se corrode moins qu’un acier pauvre et libère moins de nickel. C’est pour cette raison que les arcs en nickel titane sont mois allergisants que les arcs en acier. Les arcs en acier sont utilisés en fin de traitement quand le syndrome allergique est faible du fait de la désensibilisation progressive par le port de l’appareil.

Les analyses montrent que l’essentiel du nickel est largué dans les deux premières semaines et que ce nickel provient tout particulièrement des soudures base / plots des attaches. On minimise le risque en utilisant des attaches de petite taille, sans soudures ou soudées à l’or, conçues par des sociétés orthodontistes réputées.

Plus qu’au niveau de l’appareil multi attaches, le risque allergique se trouve dans les appareils au patient fabriqués par le prothésiste. Ceux-ci comportent des soudures qui larguent dans les premiers jours de quantités importantes de nickel, au moins dix fois supérieures à celles libérées par un appareil classique.

La solution consiste à faire revêtir l’appareil d’une fine couche d’or ou de palladium. Même si cette couche s’use, l’usure sera partielle, progressive et les quantités de nickel larguées seront très faibles de telle sorte que l’organisme ne réagira pas.

Pour les patients très allergiques, il est possible d’utiliser des attaches céramique et de faire éventuellement recouvrir les arcs, les bagues et autres auxiliaires de métaux précieux.

Préalablement à ce traitement, qu’il soit réalisé chez le dentiste ou à domicile, le dentiste doit faire un bilan, éliminer les caries, détecter les risques du traitement de blanchiment et souvent réaliser un détartrage.

Si vous choisissez le traitement chez le dentiste, il est réalisé avec des solutions de peroxyde d’hydrogène placées dans des gouttières. Ces solutions sont fortement dosées. Le temps de pose est déterminé par le dentiste. Il dure entre 20 et 90 minutes. En variante, le blanchiment peut être réalisé au laser.

Il est possible de gagner plusieurs teintes et la pérennité du traitement pour les non-fumeurs peut être de 4 ans. Le coût du traitement remboursé par la sécurité sociale est de 400 à 1200 €.

Vous pouvez effectuer votre traitement à domicile avec des solutions bien moins dosées de telle sorte que le gain sera limité à une teinte et le résultat visible pendant un an.

Le gros problème du traitement à domicile est que les gouttières sont standard, non adaptées à tous les patients et que le peroxyde en contact avec les gencives peut les altérer.

Notre conseil est d’abord de ne pas fumer, d’avoir une bonne hygiène dentaire, de faire faire régulièrement un contrôle chez le dentiste et un détartrage. À partir de là, sauf cas spécifiques nécessitant l’intervention du dentiste, le blanchiment ne sera pas nécessaire.

Nous vous déconseillons d’intervenir sur vos dents de quelque manière que ce soit. La surveillance, les interventions, le contrôle des dents sont le domaine du dentiste. Le choix d’un bon chirurgien dentiste est essentiel à la préservation de ses dents. Rappelons qu’un bon chirurgien dentiste est celui qui préserve les dents au maximum et repousse le plus tard possible des interventions lourdes: couronnes, implants… Malheureusement, du fait d’une politique de sécurité sociale inadaptée, les traitements de conservation ne sont pas rentables, car bien trop peu coûteux et les dentistes sont incités à pratiquer «l’arrachage / prothèse ». Dans certains régions, les très bons dentistes conservateurs ont leurs carnets de commandes si remplis qu’ils en sont réduits à refuser de nouveaux patients !

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Un des facteurs essentiels de la réussite d’un traitement est la contention. Elle est normalement de deux ans, mais des orthodontistes pensent qu’il faut la garder le plus longtemps possible voire même à vie dans certains cas.

En règle générale, la contention de la mâchoire mandibulaire est constituée par un arc collé derrières les canines.

Pour la mâchoire maxillaire, l’orthodontiste utilise souvent un appareil amovible tel qu’une gouttière ou un arc qui vient devant les dents. Ces appareils sont statiques. Ils ne corrigent pas des défauts sur la dentition.

La dentition comme le visage vieillit et la position des dents à la fin du traitement orthodontiste n’est pas acquise à vie.

Il existe une certaine mobilité des dents et si des dents de sagesse poussent après le traitement, elles vont pousser les autres pour se faire de la place. Il faut alors revoir l’orthodontiste qui décidera de l’opportunité de faire enlever par un stomatologue les dents de sagesse.

Les forces exercées par les lèvres et la langue peuvent modifier la position des dents.

Dans tous les cas, si cela arrive, il faut prévenir l’orthodontiste.

En cas de récidive, après la fin de la rétention, il n’est pas souhaitable de porter son ancien appareil de rétention. Il peut s’être dégradé dans le temps et n’est pas adapté pour déplacer les dents. Il faut consulter son orthodontiste qui peut créer un nouvel appareil spécifique si les déplacements sont faibles. Par contre, si les déplacements sont importants, il faudra implanter un appareil traditionnel qui peut être limité dans son ampleur ou utiliser le système de gouttières progressives, mais le coût est alors élevé.

Les premières attaches étaient constituées d’une pièce de métal usinée de telle sorte que des contre-dépouilles favorables à l’accrochage ont été créées. Un autre procédé consiste à usiner séparément les plots, la base et le treillis. Les plots sont soudés sur la base sur laquelle a été soudé un treillis soudé. Ce dernier procédé est le plus coûteux, mais donne les attaches les plus performantes.

Par souci d’économie et pour concurrencer les premiers fabricants qui réalisaient des produits de qualité, les nouveaux fabricants ont utilisé la technique de moulage des attaches en une pièce (MIM). Un premier inconvénient est la perte de rétention compensable par la création de micro rétentions sur la base ou l'utilisation d'un primer, un second est l’utilisation de certains d’aciers plus mous et moins riches en métaux semi-précieux.

Les fabricants de colle ont réalisé des produits toujours plus performants et faciles d’usage. Le collage par lampe à ultraviolet a réduit le temps de pose des attaches. Une nouvelle technique de collage au laser permet de coller une attache en quelques secondes. Née aux États Unis, elle n’a pas rencontré le succès escompté en Europe en raison du prix élevé du matériel et pour des raisons psychologiques. Comment expliquer aux patients que le temps de passage au fauteuil pour l’implantation des attaches est réduit sans modifier les prix du traitement !

Les fabricants de colle se sont ensuite employés à réduire le risque cariogène avec des ciments au fluor pour les bagues et des colles elles aussi composées de fluor pour les attaches.

Le mordançage à base d’acide phosphorique peut altérer l’émail si le temps de pose n’est pas respecté. Il tend à disparaître au profit de produits moins performants imposés par les normes. Le problème de la normalisation et l’absence progressive de confiance dans les professionnels. Il suffit qu’un professionnel ne respecte pas un mode d’emploi pour que le produit soit interdit et remplacé par un produit moins performant !

Les fabricants travaillent actuellement sur de nouvelles colles en s’inspirant de l’observation de la nature : collage en milieu sec par création de nano tubes en copiant le mécanisme qui permet aux lézards de s’accrocher au plafond ou collage en milieu humide avec des protéines telles que celles utilisées par les coquillages pour se fixer aux rochers.

L’amélioration des colles est aussi imposée par l’utilisation d’attaches de plus en plus petites pour des raisons esthétiques et pour réduire l’inflammation de la gencive ou son irritation. Des excès sont selon nous sont commis sur ce plan par certaines sociétés qui sont allées trop loin pour se différencier des autres. D’autres se sont mises à fabriquer des attaches trop petites parce qu’elles se sont vues reprocher de mettre sur le marché de trop grandes attaches !

Les attaches autoligaturantes sont controversées. S’il a été démontré qu’elles améliorent l’efficacité du traitement à son début par réduction de la friction, du temps peut-être perdu en fin de traitement. Il existe aussi un aspect économique. Des attaches autoligaturantes de qualité sont 5 fois plus coûteuses que des attaches standard. Si le temps de traitement est réduit d’un ou deux semestres, l’orthodontiste voit sa rentabilité s’effondrer. Il perd un tiers de son chiffre d’affaires tandis que ses charges augmentent fortement !

Autre point, si un traitement se déroule trop rapidement et que l’appareil est déposé trop vite, les dents ne sont pas fixées dans leurs positions définitives et ont tendance à repartir dans le mauvais sens. Pour peu que la contention soit retirée trop tôt ou que le patient ne soit pas participatif, le résultat est médiocre.

Il existe donc un aspect mercatique fort dans la mise sur le marché des attaches autoligaturantes. Les fabricants leaders voyant les prix des attaches standard s’effondrer sous le poids de la concurrence asiatique ont cherché à créer des systèmes fermés pour reprendre l’avantage. Ils sont désormais concurrencés par des attaches en provenance de pays à bas coût de main-d’oeuvre dont le niveau de qualité est faible voire insuffisant par manque de précision (taille de la gorge, angles de torque, d'angulation). Le manque de précision de l'attache allonge la durée du traitement et réduit la précision de l'alignement des dents. 

Le fait qu’un praticien utilise des attaches standard ou autoligaturantes ne doit pas intervenir dans le choix d’un praticien. Ce qui compte, c’est la compétence de l’orthodontiste, le fait qu’il maîtrise sa technique et ses produits.

Je me souviens avoir visité le cabinet d’un orthodontiste qui choisissait dans sa boîte des attaches sans tenir compte de la concordance établie par le fabricant, c’est-à-dire qu’il pouvait tout à fait décider de poser une attache canine sur une prémolaire voire une petite attache d’une marque avec une grosse attache d’une autre et même une attache d’une technique avec une attache d’un autre technique ! Il n’étudiait pas ses cas sur ordinateur, mais travaillait en pur artiste avec un souci d’optimisation du traitement. Cet orthodontiste était l’un des premiers à avoir travaillé en France après s’être formé aux États-Unis alors qu’il n’existait que des techniques basiques avec des torques, des angulations à 0. Professeur éminent, très réputé, il se comportait là en pur artiste et non en technicien copiant une méthode inventée par d’autres. Les résultats de ses traitements étaient pourtant sublimes.

Les fabricants de produits d’orthodontie, de logiciels informatiques, de gouttières préformés et de traitements établis par des ordinateurs peuvent remplacer les orthodontistes pour des traitements simples. Ils ne remplaceront pas l’intelligence et la créativité des meilleurs spécialistes qui restent seuls à pouvoir imaginer le traitement d’un cas difficile. 

Les premiers appareils orthodontistes étaient statiques, constitués de barres et de palais. ils empêchaient une évolution défavorable, mais étaient bien incapables de corriger une mâchoire dans laquelle les dents étaient mal implantées. Ils étaient fabriqués par des prothésistes à la demande de chirurgiens dentistes.

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La pose de bagues scellées aux dents et reliées par un arc a donné un essor à l’orthodontie.

Chaque dent était couverte par une bague ce qui donnait au sourire pendant le traitement un caractère particulièrement atroce. Le risque de caries était élevé et le nickel libéré pouvait donner des réactions inflammatoires. Malgré ces inconvénients, le système multibagues a connu un succès immédiat.

L’arrivée progressive des attaches collées sur les dents a constitué une innovation majeure et a permis de généraliser l’orthodontie. Même s’il est visible, l’appareil multi attaches est bien accepté. Il est devenu un signe extérieur de richesse dans certains pays en voie de développement, ce qui n’est pas sans créer des risques. Des enfants qui n’ont pas les moyens de bénéficier d’un appareil achètent de faux appareils sur Internet et se les posent avec des colles dangereuses ou avec des fils d’acier.

Les attaches céramiques et l’orthodontie linguale ont permis de réduire l’aspect inesthétique durant le traitement au prix d’autres contraintes. Ils n’apportent rien sur le plan thérapeutique par rapport au système traditionnel.

Le système de gouttières transparentes va dans le sens de la discrétion, évite le risque cariogène, les inconvénients du collage, mais n’apporte rien sur le plan du traitement. Ce système est réservé aux cas simples. Il connaît un succès plus important dans les pays qui ont vu la qualité des traitements multi attaches se dégrader par l’utilisation massive d’attaches de faible qualité en provenance de pays à bas coût de main-d’oeuvre.

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Les traitements orthodontiques consistent souvent à déplacer les incisives, les canines, les prémolaires en s’appuyant sur les molaires qui servent d’ancrage. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’on utilise parfois des bagues, et non des tubes molaires qui risquent de se décoller en cas de fortes sollicitations sur les molaires. L’arrivée sur le marché des mini vis permet le déplacement des molaires et élargit la gamme des traitements.

Les ancrages sont vissés dans l’os, entre les racines avec un tournevis. L’opération nécessite une anesthésie locale et des précautions en matière d’asepsie. Le taux de réussite des traitements est très élevé, plus de 90%. De nouveaux traitements sont possibles selon le Dr Lemay qui exerce au Canada:

- Le traitement des molaires pour éviter l’extraction de prémolaires

- Le redressement d’axe des deuxièmes molaires

- Le recul des canines après extraction de prémolaires sans perte de l’ancrage molaire

- Le rétablissement de l’horizontalité du plan occlusal quand il est basculé transversalement

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Le piercing concerne entre 10 et 20% des jeunes de 15 à 25 ans. Comme le tatouage, le piercing répond souvent à un besoin d’appartenance à un groupe, ou au contraire à faire montre de sa différence.

Le piercing buccal crée un risque d’infection, d’allergie de contact, d’inflammation. Il peut être souhaitable de mettre en oeuvre un traitement antibiotique.

Parmi les complications graves, à court terme, on trouve des cas d’endocardites à streptocoque qui peuvent nécessiter une chirurgie valvulaire et des abcès cérébraux, ce qui n’est pas rien.

À plus long terme, un piercing buccal inadapté peut provoquer en bouche des phénomènes d’usure des dents, des récessions gingivales, des problèmes d’élocution, des déplacements de dents.

Les gencives peuvent subir des dégâts irréversibles en particulier avec le piercing de la lèvre inférieure ou supérieure dit piercing de Labret.

Les piercings sont donc déconseillés et si l’adolescent y tient à tout prix, il faut prendre un rendez-vous de conseil avec un orthodontiste ou un chirurgien dentiste avant et après la pose. Les tiges en bouche choisies dans des matériaux légers doivent être les plus courtes possible.

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La visite de consultation

L’orthodontiste est un spécialiste. Le montant de la consultation est de 23 €. La prise en charge de la sécurité sociale est de 70%.

À l’issue de cette consultation, l’orthodontiste peut réaliser ou prescrire des radiographies dont le coût est d’environ 44 € là aussi pris en charge à 70%.

Le traitement

Le traitement est pris en charge par la sécurité sociale à concurrence de 193,50 € par semestre avec une limite de 6 semestres si le traitement est commencé avant le seizième anniversaire.

La contention, nécessaire pour stabiliser le résultat obtenu, dure deux ans au plus. Elle est remboursée 161,25 € pour la première année et 107,50 € pour la seconde année.

Les prix facturés par les orthodontistes pour le traitement varient en fonction du lieu d’implantation du cabinet qui conditionne ses charges, de la réputation du praticien de la nature des dispositifs médicaux utilisés. On constate que ceux-ci varient entre 600 € et 1000 € par semestre. La sécurité sociale n’ayant pas augmenté la prise en charge depuis des dizaines d’années, alors même que les charges sociales et les impôts ont doublé en vingt ans ! L’écart entre le prix payé et la prise en charge augmente avec le temps.

La contention

Le prix de la contention et de son suivi est variable selon le système utilisé et les modifications apportées éventuellement. Le suivi est d’environ 200 € par semestre.

Le traitement des adultes

Les traitements de l’adulte ne sont pas pris en charge et sont souvent plus coûteux, car les adultes choisissent souvent l’orthodontie linguale pour que les appareils ne soient pas visibles.

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L’apnée du sommeil se caractérise par des obstructions des conduits respiratoires d’arrière-gorge qui peuvent être partielles ou totales. Il en résulte des arrêts respiratoires pouvant atteindre 30 secondes qui se répètent plusieurs fois par nuit. Il s’agit d’un syndrome fréquent qui atteint plus de 500 000 personnes en France. Les patients sont majoritairement des adultes de 40 à 70 ans.

Les trois quarts des patients concernés par l’apnée du sommeil l’ignorent selon le Docteur Jean-Baptiste Kerbrat. Le patient ressent seulement des micros réveils provoqués par le cerveau qui manque d’oxygène. Une sensation d’étouffement peut alerter le patient.

L’apnée du sommeil provoque une fatigue plus ou moins importante la journée. Dans les cas graves, il y a un risque d’endormissement qui peut provoquer des accidents de voiture ou du travail.

À plus long terme, un retentissement cardiaque est à craindre : hypertension, insuffisance coronaire, risque d’infarctus ou accidents vasculaires cérébraux.

La prise en charge est pluridisciplinaire. Elle nécessite un bilan pulmonaire, cardiaque, ORL. Le diagnostic se fonde sur l’utilisation d’appareils d’enregistrement de la respiration et des paramètres cardiaques la nuit. Les tests peuvent être réalisés à l’hôpital ou à domicile.

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L’orthodontiste est concerné comme spécialiste de la cavité buccale en cas de problèmes relatifs à la mâchoire si elle est étroite, petite, en arrière ou si l’on constate une respiration buccale. Le traitement en première intention fait appel à des orthèses d’avancée mandibulaire. Si ces dispositifs sont insuffisants, la chirurgie maxilo-mandibulaire est envisagée.

Pour le Dr Jean baptiste, Kerbrat, les orthèses qui nécessitent la participation du patient sont efficaces dans 83 % des cas. L’efficacité des orthèses tombe à 60% dans le cas d’apnée sévère. Elles permettent même dans ce cas de réduire la nécessité d’une intervention chirurgicale.

La gêne du traitement par orthèses est limitée et le seul risque est un déplacement modéré de certaines dents.

Le brossage des dents doit être réalisé après chaque repas, aussitôt le repas achevé. Il devient inutile après 20 minutes. Si vous n’avez pas la possibilité de vous brosser les dents, il convient de mastiquer un chewing-gum sans sucre.

Le brossage doit durer deux minutes et non trois comme préconisé souvent. Un brossage trop long peut altérer l’émail. La brosse à dents sèche est recouverte de dentifrice fluoré (Flocaryl, Sensodyne…) en petite quantité. Le brossage s’effectue par un mouvement de balayage de la gencive vers la dent avec une brosse souple.

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Il est parfois souhaitable de passer un fil dentaire une fois par jour, le soir. Les bains de bouche agressifs sont déconseillés.

Si vous portez un appareil orthodontique, le principe de brossage reste le même. Une fois le travail de la brosse achevée, il faut passer des brossettes interdentaires sous les arcs et le long des attaches collées. Il est parfois souhaitable de terminer l’opération de nettoyage des dents par un bain de bouche au fluor pour se rincer la bouche. Il est souhaitable d’acheter une brosse à dents orthodontique.

Le cas de la brosse électrique

Une brosse à dents électrique est conseillée pour les personnes qui ont du mal à respecter le temps de 2 minutes de brossage. Elle permet d’éliminer plus facilement la plaque dentaire.

Le brossage électrique rotatif se fait de dent en dent par un mouvement rotatif sans mouvement du poignet.

À l’inverse, les technologies soniques à base de vibrations très rapides se rapprochent davantage du brossage manuel et requièrent l’utilisation d’une brosse plus allongée.

Quant à la brosse à dents à ultrasons (en vente sur internet), elle n’est pas recommandée à ce jour en raison d’un manque d’études et d’un recul insuffisant.

Dans le cas d’un appareil orthodontique, les mouvements soniques peuvent être préférables aux mouvements mécaniques (rotation ou balayage) qui peuvent décoller les bagues de l’appareil.

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